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Richard Goodkin présentera son livre Les magnifiques mensonges de Madeleine Béjart (La feuille de Thé, 2013)

-le dimanche 25 mai à 18heures au théâtre de l'épée de bois (Cartoucherie de Vincennes): présentation de la maison d'édition avec un focus spécial sur Charles Gonzales, auteur et acteur et Richard Goodkin. L'entrée est libre.

- le lundi 2 juin à 20h30 à la Vieille Grille, rue du Puits de l'ermite (juste derrière la grande mosquée de Paris), Richard évoquera très largement Madeleine Béjart et des passages de son livre seront lus par Olivier Foubert, comédien. Il sera demandé une participation de 15 euros pour couvrir les frais du théâtre. La soirée sera suivie d'un buffet.
 
Un aperçu de cet ouvrage:
 

Les tendres et ingénieux mensonges de Richard Goodkin

 

« Où l’on voit Pierre et Thomas Corneille écroulés de rire aux pieds de Madeleine Béjart débutante, avant que d’autres sentiments n’apparaissent… mais chut ! »

 

Entreprendre sur l’Histoire, dans ses blancs et lacunes, c’est le privilège bien connu du roman historique. Richard Goodkin en jouit avec gourmandise, tout en faisant pour son lecteur, dans l’épilogue, le départ soigneux entre le peu que nous savons de Madeleine Béjart et ce que lui a suggéré sa verve inventive.

Avec une réjouissante malice et un ingénieux brio, l’auteur joue, cum grano salis, de toutes les conventions du roman historique à la Dumas et de tous les ingrédients du romanesque : pastiches, titres-programmes des chapitres à la manière des feuilletons, croix-de-ma-mère, enfants supposés, enlèvement et sauvetage, héroïsme chevaleresque et panache d’autant plus beau qu’il est inutile.

L’intrigue repose sur l’ignorance dans laquelle nous sommes  (et resterons sans doute) de la date exacte de la naissance d’Armande Béjart, et de sa véritable filiation. Son contrat de mariage avec Molière mentionne en effet que la mariée est « âgée de vingt ans ou environ ». Son père, Joseph Béjart, serait donc mort avant sa naissance et sa mère, Marie Hervé, aurait accouché à quarante-neuf ans. A partir de là, les hypothèses sont allées bon train dès l’époque de Molière ; Richard Goodkin leur ajoute la sienne, plus poétique et tout bien considéré pas beaucoup moins vraisemblable. Selon la formule convenue, il ne saurait être question d’en dire plus, mais les deux dramaturges rouennais jouent dans le roman un rôle bien inattendu, et savoureux. Mais ces jeux d’allusions culturelles, s’ils constituaient le seul intérêt du récit de Richard Goodkin, ne feraient de celui-ci qu’un malicieux divertissement à l’usage des amateurs un peu érudits du XVIIe siècle.

Le roman a de plus hautes ambitions, et intéresse son lecteur à quelque chose de plus piquant et de plus profond, que son titre annonce et qui nervure son personnage principal. Histoire d’une vie, le roman est l’histoire de la découverte progressive par Madeleine d’un art de mentir qui s’avère le plus pur  des arts d’aimer. Art des « agréables mensonges », la littérature - tout spécialement ici le théâtre dans le roman, mais aussi la fiction romanesque elle-même, mise à distance par l’exhibition amusée de sa convention, nous invitent à une réflexion sur les liens du mensonge et de l’amour, depuis l’intronisation précoce de Madeleine dans la « guilde des menteuses » jusqu’au bilan d’une vie, « où aimer est inséparable de mentir » (p. 469).

On adhère donc plus ou moins aux péripéties imaginées par Richard Goodkin pour tracer la vie aventureuse et compliquée de la belle Madeleine, ou aux clins d’œil qu’il adresse à ses lecteurs. Mais le personnage qu’il campe, cette beauté rousse déterminée, aimante, généreuse jusqu’au sacrifice, emporte tout à fait la conviction.

Myriam Dufour-Maître

Richard Goodkin, Les magnifiques mensonges de Madeleine Béjart, Mayenne, La Feuille de thé, 2013, 486 p., 29 € . ISBN 978-2-9542668-2-4.

 

 


Thomas Corneille (1625-1709). Une dramaturgie virtuose

 

Ont contribué à ce volume : William Brooks, Dario Cecchetti, Jan Clarke, Myriam Dufour-Maître, Catherine Dumas, Perry Gethner, Richard Goodkin, Christopher Gossip, Suzanne Guellouz, Gaël Le Chevalier, Emmanuel Minel, Sarah Nancy, Monica Pavesio, Liliane Picciola et Montserrat Serrano Mañes.

Sous la direction de Myriam Dufour-Maître (CEREdI, Université de Rouen)

Presses universitaires de Rouen et du Havre PURH, 2014,

ISBN 978-2-87775-590-0

25 €

Thomas Corneille (1625-1709), naguère éternel « cadet » du « grand Corneille », mérite qu’on redécouvre son prolifique théâtre, qui compta parmi les plus grands succès du xviie siècle. Touchant à tous les genres dramatiques anciens ou nouveaux et acheminant le théâtre vers le spectacle total, Thomas Corneille veut avant tout éblouir et enchanter un public dont il étudie sans relâche le goût et l’évolution. Sa dramaturgie repose sur l’art de la surprise, mobilise la connivence galante et enjouée, le jeu des dissonances, jusqu’à l’ironisation légère de l’univers tragique. À hauteur d’homme, un regard sans acidité ouvre vers la promotion optimiste et sensible du sujet individuel, accueilli dans sa complexité. Rarement joué, le théâtre de Thomas Corneille nous invite à questionner les hiérarchies littéraires ainsi que la capacité d’une œuvre qui ne fut jamais « classique » à être ré-adressée à notre temps.


Les grandes expéditions maritimes ont fait découvrir de nouveaux mondes et depuis le seizième siècle, la concurrence était rude entre les ports de Dieppe, Honfleur, Le havre et Rouen. Pierre Corneille s’est-il laissé tenter par les rêves de ces contrées lointaines de l’Orient ?

 

            La Normandie demeure sa patrie, l’Espagne sa source d’inspiration pour la plupart de ses comédies et tragi-comédies et la Rome conquérante, le territoire propice à ses tragédies.

 

            Par le biais de l’exposition « Pierre Corneille, la tentation de l’Orient » que nous vous invitions à venir découvrir lors de son inauguration le vendredi 18 avril prochain à 15h, la Maison des Champs propose d’éclairer le mystère : tentation bien timide que celle de Pierre Corneille pour l’Orient. Pouvait-il en être autrement ?

 

            Nous vous invitons également à (re)découvrir la Maison des Champs et son jardin : havre de verdure préservé et secret, dissimulé derrière ses murs de pierre ainsi que ses collections permanentes offrant un aperçu de la vie au 17e siècle mais aussi des relations de Pierre Corneille avec les autres grands auteurs de son temps. Une manière originale et inattendue de percevoir les multiples facettes de cet auteur moins classique qu’il n’y parait.

 

 


Les tendres et ingénieux mensonges de Richard Goodkin

 

« Où l’on voit Pierre et Thomas Corneille écroulés de rire aux pieds de Madeleine Béjart débutante, avant que d’autres sentiments n’apparaissent… mais chut ! »

 

Entreprendre sur l’Histoire, dans ses blancs et lacunes, c’est le privilège bien connu du roman historique. Richard Goodkin en jouit avec gourmandise, tout en faisant pour son lecteur, dans l’épilogue, le départ soigneux entre le peu que nous savons de Madeleine Béjart et ce que lui a suggéré sa verve inventive.

Avec une réjouissante malice et un ingénieux brio, l’auteur joue, cum grano salis, de toutes les conventions du roman historique à la Dumas et de tous les ingrédients du romanesque : pastiches, titres-programmes des chapitres à la manière des feuilletons, croix-de-ma-mère, enfants supposés, enlèvement et sauvetage, héroïsme chevaleresque et panache d’autant plus beau qu’il est inutile.

L’intrigue repose sur l’ignorance dans laquelle nous sommes  (et resterons sans doute) de la date exacte de la naissance d’Armande Béjart, et de sa véritable filiation. Son contrat de mariage avec Molière mentionne en effet que la mariée est « âgée de vingt ans ou environ ». Son père, Joseph Béjart, serait donc mort avant sa naissance et sa mère, Marie Hervé, aurait accouché à quarante-neuf ans. A partir de là, les hypothèses sont allées bon train dès l’époque de Molière ; Richard Goodkin leur ajoute la sienne, plus poétique et tout bien considéré pas beaucoup moins vraisemblable. Selon la formule convenue, il ne saurait être question d’en dire plus, mais les deux dramaturges rouennais jouent dans le roman un rôle bien inattendu, et savoureux. Mais ces jeux d’allusions culturelles, s’ils constituaient le seul intérêt du récit de Richard Goodkin, ne feraient de celui-ci qu’un malicieux divertissement à l’usage des amateurs un peu érudits du XVIIe siècle.

Le roman a de plus hautes ambitions, et intéresse son lecteur à quelque chose de plus piquant et de plus profond, que son titre annonce et qui nervure son personnage principal. Histoire d’une vie, le roman est l’histoire de la découverte progressive par Madeleine d’un art de mentir qui s’avère le plus pur  des arts d’aimer. Art des « agréables mensonges », la littérature - tout spécialement ici le théâtre dans le roman, mais aussi la fiction romanesque elle-même, mise à distance par l’exhibition amusée de sa convention, nous invitent à une réflexion sur les liens du mensonge et de l’amour, depuis l’intronisation précoce de Madeleine dans la « guilde des menteuses » jusqu’au bilan d’une vie, « où aimer est inséparable de mentir » (p. 469).

On adhère donc plus ou moins aux péripéties imaginées par Richard Goodkin pour tracer la vie aventureuse et compliquée de la belle Madeleine, ou aux clins d’œil qu’il adresse à ses lecteurs. Mais le personnage qu’il campe, cette beauté rousse déterminée, aimante, généreuse jusqu’au sacrifice, emporte tout à fait la conviction.

Myriam Dufour-Maître

Richard Goodkin, Les magnifiques mensonges de Madeleine Béjart, Mayenne, La Feuille de thé, 2013, 486 p., 29 € . ISBN 978-2-9542668-2-4.

 

 


 
Les spectacles en France aux XVIIe et XVIIIe siècles
 
Lundi 7 avril 2014, 13h30-19h00
 
Université Paris-Sorbonne
Institut de Recherche en Musicologie, UMR 8223
 
Séminaire du GRIMAS
Groupe de recherche interdisciplinaire sur la musique et les arts de la scène 
Direction : Raphaëlle Legrand (université de Paris-Sorbonne) et Bertrand Porot (université de Reims)
 
 
 
Université Paris-Sorbonne 
Centre universitaire Clignancourt, salle 316
2 rue Francis de Croisset, 75018 Paris 
(Métro Porte de Clignancourt)
 
 
Première partie : Moralité des spectacles (organisée par Marie DEMEILLIEZ, Université de Grenoble II)
 
13h30  Accueil et café 
 
14h00 Anne PIÉJUS (CNRS-IREMUS) : Théâtre musical et moralité des spectacles
14h45 Marie DEMEILLIEZ (Université de Grenoble II) : "Des sauts frisez, des pas lubriques" : la critique des ballets jésuites
15h30 Mickaël BOUFFARD (Centre André Chastel) : Une peinture représentant Le Comte d’Essex de Thomas Corneille ou la bienséance corporelle comme frein à l'expression des passions

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