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Bienvenue sur le site du Mouvement Corneille - Centre International Pierre Corneille

"Le temps est un trésor plus grand qu'on ne peut croire"

Corneille, Rodogune, II, 2

 

 

Corneille suscite toujours l’intérêt des jeunes chercheurs !

Le lundi 16 décembre à 14h30 à l’université Sorbonne nouvelle

Salle Las Vergnas

Cécilia LAURIN

soutiendra une thèse de doctorat sur le sujet suivant :

Admirables criminels

Éthique et poétique du spectaculaire dans le théâtre de Pierre Corneille

La thèse a été dirigée par le Professeur Gilles Declercq.

jury :  Gilles Declercq, Ariane Ferry, Jean de Guardia, Catherine Naugrette, Liliane Picciola

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Vient de paraître :

Scènes baroques d'aujourd'hui.

La mise en scène baroque dans le paysage culturel contemporain

Dir. Céline Candiard et Julia Gros de Gasquet

Paris, Classiques Garnier, collection « Perspectives comparatistes », octobre 2019, 378

Présentation de l’éditeur :

Tout le monde connaît les pièces de Molière ou de Corneille ; ce sont ces « classiques » et d’autres œuvres moins célèbres des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles que le mouvement artistique baroque se réapproprie en explorant les codes de jeu, les gestes et les modes de profération des interprètes de l’époque. Cet ouvrage a pour objectif de dresser un état des lieux de la mise en scène baroque aujourd’hui. Or l’entreprise n’est pas neutre, car le baroque contemporain fait l’objet de débats féroces, aussi bien en ce qui concerne sa définition que sa réception.

L’analyse se construit autour de plusieurs thèmes : l’importance des autres arts vivants se réclamant du courant baroque, notamment la musique et la danse, le rôle éducatif de ce mouvement théâtral et sa place au sein de l’institution. Elle se nourrit d’une comparaison avec le théâtre élisabéthain outre-Manche et de témoignages d’artistes contemporains, parmi lesquels Eugène Green. S’appuyant sur une réflexion collective où se font entendre plusieurs voix, venues de la scène ou des universités, des salles de classe ou des sociétés de production, ce livre élabore une cartographie précise des interrogations qui irriguent la mise en scène baroque aujourd’hui. Les champs du savoir et du spectacle vivant sont ainsi réunis, s’éclairant l’un l’autre et témoignant de la réussite de ce projet, car c’est de cette façon qu’est né et que continue de s’inventer le théâtre baroque 

Céline Candiard est maîtresse de conférences au département des arts du spectacle, de l’image et de l’écran de l’Université Lumière Lyon 2 et membre de l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM, UMR 5317). Spécialiste de l’histoire du théâtre, elle a publié notamment Esclaves et valets vedettes dans les comédies de la Rome antique et de la France de l’Ancien Régime (Honoré Champion, 2017).

Julia Gros de Gasquet est maîtresse de conférences HDR à l’Institut d’études théâtrales de l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 et membre du Laboratoire international de recherches en arts (LIRA, EA 7343). Formée comme comédienne à l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT) de Lyon et à l’Institut d’État d’art théâtral (GITIS) de Moscou, elle a notamment joué au cinéma sous la direction d’Eugène Green. Elle a publié « Pour une histoire de l’art de l’acteur : perspectives et propositions » (Revue d’histoire du théâtre, janvier 2019) et dirige depuis 2015 le Festival de la correspondance de Grignan.

 

 

 

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C'était hier.....

 

 

Texte Pierre Corneille (1635)

 

Scénographie Marie Hervé

Costumes Elise Cribier-Delande

 

Médée Pauline Belle

Jason Vivien Guarino

Créon Jean-Christophe Frèche

Créuse Claire Faugouin

Nérine/Cléone Florence Beillacou

Pollux/Theudas Marceau Deschamp-Ségura

Théorbe Stéphanie Petibon

 

Un mythe fascinant

Le mythe de Médée, sorcière, amoureuse et infanticide, fascine depuis l’Antiquité. Tout en laissant sa démesure à l’héroïne, Corneille insiste sur les injustices et les humiliations qui lui sont infligées. Magicienne mais impuissante à se faire aimer, Médée suscite tout à la fois notre terreur et notre pitié, et nous fait voir ce que nous ne voulons pas voir : l’humanité des monstres.

 

Une tragédie flamboyante

La Médée de Corneille, créée en 1635, est tout sauf « classique ». Le jeune Corneille, insufflant au mythe antique l’éclat et la folie de l’âge baroque, construit une tragédie dont les effets dramatiques reposent autant sur l’intensité des dialogues que sur des effets visuels. Le surnaturel, le spectaculaire, la violence et le macabre se manifestent sur scène avec excès et projettent le spectateur dans un monde imaginaire.

 

Pour un théâtre baroque expérimental

La diction, le jeu frontal et la gestuelle baroques sont des outils remarquables pour saisir tout à la fois l’étrangeté de cet univers tragique, la démesure grandiose des passions et la beauté des vers. L’éclairage à la bougie, créant une lumière inspirée des tableaux baroques, permet d’évoquer des présences fantomatiques, comme celle des enfants de Médée et de Jason, tandis que le théorbe marque le compte à rebours vers l’issue inexorable.

d’après Florence Beillacou, directrice artistique

compagnielalumineuse@gmail.com

 

Cette mise en scène de Médée a été créée le 24 mai 2019, dans le cadre du Festival Jean de La Fontaine à Château-Thierry. Impressions sur le vif :

C’est d’abord la beauté plastique du spectacle qui frappe, et qui s’imprime dans la mémoire. Ors et miroirs, lumières tremblantes, gestuelle quasi chorégraphique, partition musicale bouleversante, tout concourt à faire de cette histoire, atroce, un moment saisissant de grâce et de violence mêlées. On est ensuite conquis par l’inventivité de la mise en scène, en même temps que par sa limpidité : de véritables trouvailles, très simples et très belles, permettent d’évoquer la sorcière dans son antre, la destruction du palais royal, le feu dévorant le roi injuste et la rivale haïe. Le jeu des comédiens enfin paraît à la fois souple et puissant : la diction et la gestuelle baroques, en canalisant et en contenant la violence des personnages, l’intensifie, jusqu’à l’explosion. Pauline Belle fait ressortir toute la complexité de cette Médée cornélienne : flamboyante de rage et d’orgueil blessé, tenant tête héroïquement à la tyrannie comme au destin, mais prise de vertige aussi devant l’étendue de sa puissance destructrice, et assumant au dénouement, avec une lucidité effrayante et magnifique, le désastre libérateur qu’elle a provoqué.

Myriam Dufour-Maître et Liliane Picciola,

CEREdI et Mouvement Corneille

 

 

 

 Pour tromper un peu les impatiences, une photo du spectacle :

 

 

 

 

 

« Ce qui nous intéresse ici, c’est la langue charnelle, débridée et passionnée de Corneille, sa liberté de construction, son défi des bienséances, sa mise en scène du fantastique et ses personnages extrêmes. À travers une mise en scène inédite, nous voulons faire redécouvrir le génie baroque de Corneille : où la force de personnages incarnés rencontre une langue puissante et imagée.

Cette Médée est tout sauf classique, ce qui explique peut-être que si peu de metteurs en scène contemporains s’y soient attaqués. Nous voulons montrer au spectateur la modernité de cette pièce, aussi bien dans sa forme de tragédie baroque que dans son fond, l’histoire d’une violence taboue exercée par un personnage dépeint comme profondément humain ».

Florence Beillacou

 

Découvrez en images les préparatifs de Médée !

http://www.compagnielalumineuse.fr/preparatifs-de-medee/

 

et

 

 

lisez  une présentation plus détaillée dans notre rubriques NOUVELLES

 

 

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C’était hier…

 

- Dans  la rubrique "NOUVELLES vous pouvez lire

un article de presse sur la récente  mise en scène du Cid à Darnétal

que nous avions annoncée ici

 

 

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Le 24 mars, à 15 heures, dans le cadre du Printemps des poètes en Normandie :

des membres de notre Mouvement ont contribué à l'événement 

À voix hautes

CORNEILLE DANS LE TEXTE

Comédie, Tragédie et Poésie

la Réunion des Musées Métropolitains et les  Amis des Musées de la Métropole et du Département de Seine-Maritime

 ont organisé une lecture au Musée Pierre Corneille

 

Ces lectures ont révélé les innombrables richesses contenues dans les pages de l’œuvre de Corneille grâce aux différentes incarnations proposées par la diversité des lectrices.