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Bienvenue sur le site du Mouvement Corneille - Centre International Pierre Corneille

"Le temps est un trésor plus grand qu'on ne peut croire"

Corneille, Rodogune, II, 2

 

 Actualités cornéliennes de l'automne 2019

 

 

Texte Pierre Corneille (1635)

 

Scénographie Marie Hervé

Costumes Elise Cribier-Delande

 

Médée Pauline Belle

Jason Vivien Guarino

Créon Jean-Christophe Frèche

Créuse Claire Faugouin

Nérine/Cléone Florence Beillacou

Pollux/Theudas Marceau Deschamp-Ségura

Théorbe Stéphanie Petibon

 

Un mythe fascinant

Le mythe de Médée, sorcière, amoureuse et infanticide, fascine depuis l’Antiquité. Tout en laissant sa démesure à l’héroïne, Corneille insiste sur les injustices et les humiliations qui lui sont infligées. Magicienne mais impuissante à se faire aimer, Médée suscite tout à la fois notre terreur et notre pitié, et nous fait voir ce que nous ne voulons pas voir : l’humanité des monstres.

 

Une tragédie flamboyante

La Médée de Corneille, créée en 1635, est tout sauf « classique ». Le jeune Corneille, insufflant au mythe antique l’éclat et la folie de l’âge baroque, construit une tragédie dont les effets dramatiques reposent autant sur l’intensité des dialogues que sur des effets visuels. Le surnaturel, le spectaculaire, la violence et le macabre se manifestent sur scène avec excès et projettent le spectateur dans un monde imaginaire.

 

Pour un théâtre baroque expérimental

La diction, le jeu frontal et la gestuelle baroques sont des outils remarquables pour saisir tout à la fois l’étrangeté de cet univers tragique, la démesure grandiose des passions et la beauté des vers. L’éclairage à la bougie, créant une lumière inspirée des tableaux baroques, permet d’évoquer des présences fantomatiques, comme celle des enfants de Médée et de Jason, tandis que le théorbe marque le compte à rebours vers l’issue inexorable.

d’après Florence Beillacou, directrice artistique

compagnielalumineuse@gmail.com

 

Cette mise en scène de Médée a été créée le 24 mai 2019, dans le cadre du Festival Jean de La Fontaine à Château-Thierry. Impressions sur le vif :

C’est d’abord la beauté plastique du spectacle qui frappe, et qui s’imprime dans la mémoire. Ors et miroirs, lumières tremblantes, gestuelle quasi chorégraphique, partition musicale bouleversante, tout concourt à faire de cette histoire, atroce, un moment saisissant de grâce et de violence mêlées. On est ensuite conquis par l’inventivité de la mise en scène, en même temps que par sa limpidité : de véritables trouvailles, très simples et très belles, permettent d’évoquer la sorcière dans son antre, la destruction du palais royal, le feu dévorant le roi injuste et la rivale haïe. Le jeu des comédiens enfin paraît à la fois souple et puissant : la diction et la gestuelle baroques, en canalisant et en contenant la violence des personnages, l’intensifie, jusqu’à l’explosion. Pauline Belle fait ressortir toute la complexité de cette Médée cornélienne : flamboyante de rage et d’orgueil blessé, tenant tête héroïquement à la tyrannie comme au destin, mais prise de vertige aussi devant l’étendue de sa puissance destructrice, et assumant au dénouement, avec une lucidité effrayante et magnifique, le désastre libérateur qu’elle a provoqué.

Myriam Dufour-Maître et Liliane Picciola,

CEREdI et Mouvement Corneille

 

 

 

 Pour tromper un peu les impatiences, une photo du spectacle :

 

 

 

 

 

« Ce qui nous intéresse ici, c’est la langue charnelle, débridée et passionnée de Corneille, sa liberté de construction, son défi des bienséances, sa mise en scène du fantastique et ses personnages extrêmes. À travers une mise en scène inédite, nous voulons faire redécouvrir le génie baroque de Corneille : où la force de personnages incarnés rencontre une langue puissante et imagée.

Cette Médée est tout sauf classique, ce qui explique peut-être que si peu de metteurs en scène contemporains s’y soient attaqués. Nous voulons montrer au spectateur la modernité de cette pièce, aussi bien dans sa forme de tragédie baroque que dans son fond, l’histoire d’une violence taboue exercée par un personnage dépeint comme profondément humain ».

Florence Beillacou

 

Découvrez en images les préparatifs de Médée !

http://www.compagnielalumineuse.fr/preparatifs-de-medee/

 

et

 

 

lisez  une présentation plus détaillée dans notre rubriques NOUVELLES

 

 

 ***

 

 

- Dans  la rubrique "NOUVELLES vous pouvez lire

un article de presse sur la récente  mise en scène du Cid à Darnétal

que nous avions annoncée ici

 

 

***

C’était hier…

Le 24 mars, à 15 heures, dans le cadre du Printemps des poètes en Normandie :

des membres de notre Mouvement ont contribué à l'événement 

À voix hautes

CORNEILLE DANS LE TEXTE

Comédie, Tragédie et Poésie

la Réunion des Musées Métropolitains et les  Amis des Musées de la Métropole et du Département de Seine-Maritime

 ont organisé une lecture au Musée Pierre Corneille

 

Ces lectures ont révélé les innombrables richesses contenues dans les pages de l’œuvre de Corneille grâce aux différentes incarnations proposées par la diversité des lectrices.